PRÉSENTATION

La découverte des œuvres de BENJAMINE GUZZO va bien au-delà de leur seul attrait esthétique

On se retrouve face à une écriture qui réveille des mémoires enfouies et invite à la contemplation

 La permanence d’une géométrie du sacré n’y est pas étrangère : l’accord intime entre cercle et carré opère. Cristallise la recherche d’équilibre et d’harmonie conduite par l’artiste. Et pour en parfaire l’accès, un centre, comme une porte, ouvre le passage…

 La structure symbolique ainsi posée devient le cadre de très riches expressions stylistiques. Des jeux de signes, traces et empreintes, abstraits ou figuratifs, donnent naissance à des paysages rêvés d’un orientalisme subtil et secret. Une poétique mystique silencieuse.

 Ces derniers termes, à leur tour, ne sont pas le fruit de la seule esthétique. Ils sont étroitement liés au socle exigeant et magnifique de l’œuvre de BENJAMINE GUZZO : son choix d’une technique ancestrale, la tempera.

 Une technique de longue patience. Où l’artiste redevient artisan. Quand sa créativité dépend de la maîtrise de son geste autant que de sa spiritualité. Une technique travaillée par le temps. Où l’alliance réussie entre les éléments qui la composent engendre la première matière de l’œuvre. Comme une sorte de terreau natal.

 Magique tempera à l’épreuve des siècles. Propice à l’ocre profond du pigment. Vivante. Parcourue de veines au dessein mystérieux. Modulée de couleurs voilées aux sonorités précieuses. Et dans une connivence ultime avec l’artiste, qui se laisse caresser par la vibration d’un glacis ou le satin de la cire…

 De la fusion accomplie entre esprit et matière BENJAMINE GUZZO réalise une œuvre singulière

Anne Christophe